Sénateur</br> Grant Mitchell

Biographies

Le sénateur Grant Mitchell

Fils d’un soldat décoré, le sénateur Grant Mitchell sait qu’une seule chose unit les Canadiens, et c’est leur générosité.

À l’âge de 12 ans, Grant Mitchell connaissait déjà mieux son pays que la plupart des Canadiens deux fois plus vieux que lui. Son père, Bill Mitchell, était un militaire, et les déménagements étaient un impératif professionnel. « Je me suis toujours senti très Canadien, en partie parce que j’ai vécu dans sept provinces différentes en grandissant, a expliqué le sénateur Mitchell, mais aussi en raison de ce que mon père a accompli. Il a combattu pour le Canada lors de la Deuxième Guerre mondiale, il a servi avec les forces de l’ONU en Corée et il a fait partie d’une force d’observation au Vietnam. » Des souvenirs de famille décorent le bureau du sénateur Mitchell sur la Colline du Parlement, dont l’épée que son père portait en tant que commandant de la garde d’honneur lors de la visite de la reine au Nouveau-Brunswick dans les années 1950 ainsi qu’une photographie aux tons sépia de son père avec le maréchal Bernard Montgomery, commandant britannique des Alliés de la Deuxième Guerre mondiale.

Le point de vue de M. Mitchell sur l’identité nationale a été forgé à un jeune âge. « J’ai toujours ressenti un certain sentiment par rapport à ce pays, ses valeurs de justice, d’égalité et d’équité, et son importance pour le monde, a expliqué le sénateur. J’ai grandi en ayant le sentiment que les Canadiens formaient un peuple généreux qui faisait des choses pour les autres, des choses plus grandes qu’eux-mêmes. Le fait que mon père a risqué sa vie pour le Canada a toujours eu une signification particulière à mes yeux. Il a été blessé en servant ce pays, et le maréchal Montgomery a lui-même épinglé une médaille de bravoure sur sa poitrine. »

M. Mitchell était un triathlonien passionné et a pris part à des compétitions de triathlon Ironman.

Le sénateur Mitchell est né à Ottawa et a grandi à Edmonton. Sa mère, Mabs Mitchell, était la fille de propriétaires d’une petite entreprise de Vernon, en Colombie-Britannique. « Ma mère était forte et très intelligente, a raconté le sénateur Mitchell. Et mes parents se respectaient énormément l’un et l’autre. Ils avaient une relation basée sur l’égalité. »

Au cours de sa carrière, le sénateur a travaillé en politique, dans le milieu des affaires et dans la fonction publique. Il est titulaire d’un baccalauréat en science politique de l’Université de l’Alberta ainsi que d’une maîtrise en études politiques de l’Université Queen’s, à Kingston, en Ontario. Il a été stagiaire parlementaire à Ottawa, expérience qui lui a permis de travailler aux côtés de décideurs politiques et de politiciens. Au début de sa carrière, le sénateur Mitchell a travaillé pour le gouvernement de l’Alberta, d’abord au Conseil du Trésor, puis au ministère des Affaires intergouvernementales et fédérales. Plus tard, lors de sa carrière dans le milieu des affaires, il a été analyste financier agréé et a travaillé en tant que cadre dans une société financière et a occupé la fonction de courtier. En plus de tout cela, le sénateur Mitchell était un triathlonien passionné et a pris part à des compétitions de triathlon Ironman.

À cette époque, son épouse, Teresa Mitchell, avocate, et lui ont décidé de fonder une famille. Ils ont eu trois fils, qui sont maintenant adultes. La paternité a été une révélation. « Au début de la trentaine, je me suis dit : “J’ai vécu dans sept provinces. J’ai eu une éducation merveilleuse. J’ai de l’expérience dans la fonction publique et dans le milieu des affaires. J’aime l’Alberta. Maintenant que je suis père, l’avenir prend une nouvelle signification. Si des personnes comme moi ne se lancent pas en politique, qui le fera?” »

En 1986, le sénateur Mitchell a été élu pour représenter une circonscription d’Edmonton à l’Assemblée législative de l’Alberta. Plus tard, il est devenu le chef du Parti libéral de l’Alberta et le chef de l’opposition officielle.

La politique l’accaparait totalement, plus particulièrement lorsqu’il était chef, et le sénateur Mitchell était constamment sur la route. « Nous nous sommes rendus dans tous les coins possibles et imaginables de l’Alberta, parce que c’était important. Je n’étais pas souvent à la maison. Quelques semaines après l’élection provinciale de 1997, je me trouvais sur la terrasse de notre arrière-cour avec Teresa et notre fils Grady, alors âgé de huit ans. Il était étonné que je sois là et a demandé à sa mère : “Est-ce que papa est déjà sorti dans notre arrière-cour?” Ce moment m’a frappé de plein fouet. » L’année suivante, le sénateur Mitchell a quitté la politique provinciale pour exercer le métier de courtier.

En 2005, un autre moment très marquant est survenu : Grant Mitchell a été nommé sénateur libéral par le premier ministre Paul Martin. « J’avais les larmes aux yeux, a confié le sénateur à propos du moment où il a reçu l’appel téléphonique. Je crois sincèrement que notre système parlementaire est le régime politique le plus efficace du monde. Avoir la chance de servir dans ce système est un privilège incroyable. »

En mai 2016, le sénateur Mitchell a quitté le caucus des sénateurs libéraux pour devenir sénateur indépendant et a été nommé agent de liaison du gouvernement au Sénat. Ce rôle est essentiel pour piloter les projets de loi du gouvernement dans la Chambre haute tout en travaillant avec les sénateurs pour renouveler le Sénat.

Son père, Bill Mitchell, a risqué sa vie pour le Canada.

« Maintenant, il y a un sentiment nouveau d’indépendance qui se manifeste partout. Le nombre de projets de loi présentés par des sénateurs qui deviennent des lois est sans précédent, à l’instar du nombre d’amendements adoptés au Sénat et acceptés par la Chambre des communes dans une très courte période de temps. »

L’un des plus grands moments de fierté du sénateur Mitchell était de parrainer le projet de loi C-16 au Sénat, démarche législative qui a accordé des protections aux personnes transgenres au Canada. Le sénateur Mitchell a également louangé le Sénat dans son ensemble pour les débats et l’étude de grande qualité qui ont mené aux amendements du projet de loi C-14, qui a accordé le droit à l’aide médicale à mourir. Lorsque le projet de loi a été adopté, le sénateur Mitchell a déclaré : « Il arrive parfois — même souvent, plus souvent que les Canadiens le croient — que le Sénat se dépasse [et il s’agit de l’un de ces moments]. »

Le sénateur Mitchell est d’avis que le Sénat travaille pour les Canadiens. « Le Sénat se dirige dans une nouvelle direction, a-t-il fait valoir. Et cette nouvelle orientation s’accompagne d’un tout nouvel espoir pour le pays. »

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